L’écosystème quantique français a poursuivi son expansion en juillet 2026, porté par une combinaison de pilotage public, de montée en puissance industrielle, de partenariats internationaux et de croissance commerciale, alors même que les décideurs prenaient acte de l’intensification de la concurrence mondiale. La Cour des comptes a jugé la Stratégie nationale quantique bien gérée, tout en avertissant que le paysage international évoluait plus vite que la feuille de route actuelle de la France ; la consolidation du secteur et les pressions liées aux acquisitions étrangères créent en effet de nouveaux défis pour les entreprises nationales. Ce bilan a souligné la nécessité de passer d’un soutien aux phases initiales de développement à une compétitivité industrielle à long terme.
Les technologies quantiques ont également occupé une place centrale dans l’agenda stratégique plus large de la France. Le président Emmanuel Macron a désigné ces technologies comme un domaine prioritaire pour approfondir la coopération avec l’Allemagne — aux côtés de l’intelligence artificielle, de la défense, du spatial et de l’énergie —, illustrant ainsi le rôle croissant du quantique dans la politique industrielle et de sécurité européenne.
L’activité commerciale est restée soutenue, sous l’impulsion notamment de Pasqal : l’entreprise a étendu sa présence internationale grâce à des partenariats en Corée du Sud, a lancé une initiative canadienne de packaging photonique via Aeponyx, a entamé les travaux sur la ligne pilote Q-PLANET (dotée de 50 millions d’euros) dédiée aux puces quantiques à atomes neutres, et a renforcé sa direction commerciale avec la nomination de Mark Armstrong, ancien cadre de HPE. Par ailleurs, Quobly a signé un accord de 5 millions de dollars avec SEALSQ pour intégrer la sécurité post-quantique aux plateformes informatiques quantiques sur silicium, tandis que QPerfect, filiale de BTQ, a rejoint le premier projet français d’informatique quantique à atomes neutres accessible au public.
La recherche française a également continué de progresser, avec notamment de nouveaux travaux du CNRS et de l’Université Paris Cité proposant des architectures d’apprentissage automatique quantique (« quantum machine learning ») évolutives, conçues pour surmonter des limitations d’entraînement persistantes. Parallèlement, l’événement France Quantum 2026 a mis en lumière l’intérêt croissant du secteur pour la résilience de la chaîne d’approvisionnement, les contrôles à l’exportation et les stratégies « open source », alors que les considérations géopolitiques façonnent de plus en plus le développement des technologies quantiques.
Ce panorama présente, de manière non exhaustive, certains des développements ayant marqué l’écosystème quantique français au cours du mois de juillet 2026.